L’avenir du travail évolue rapidement et certains emplois sont plus vulnérables que d’autres. Des enquêtes récentes montrent que 67 % des travailleurs américains craignent que l’IA ne leur prenne leur emploi dans les prochaines années. Ce n’est pas seulement de la spéculation ; les données du Bureau of Labor Statistics (BLS) des États-Unis et les évaluations des risques liés à l’automatisation dressent un tableau clair des carrières susceptibles de diminuer considérablement au cours de la prochaine décennie.

Voici six rôles à haut risque, ainsi que les facteurs à l’origine de leur déclin :

1. Commis à la saisie de données : l’essor de la précision de l’IA

Baisse projetée : -26 % (2024-2034).
La saisie de données est l’une des tâches les plus répétitives sur le lieu de travail, ce qui la rend idéale pour l’automatisation. L’intelligence artificielle peut désormais effectuer ces tâches plus rapidement et avec plus de précision que les employés humains. Les entreprises préféreront probablement une technologie moins chère et plus fiable au travail humain.

2. Télévendeurs : réglementations et agents IA

Baisse projetée : -22 % (2024-2034).
Le télémarketing est confronté à une double menace : des réglementations strictes telles que le registre national des numéros de télécommunication exclus et l’émergence de systèmes d’appel basés sur l’IA. Ces systèmes peuvent transmettre des messages scénarisés avec des voix réalistes, ce qui en fait des remplacements rentables pour les télévendeurs humains. Les entreprises se tournent vers les canaux numériques où elles ont une meilleure portée et un meilleur engagement.

3. Commis aux dossiers : la transition numérique

Baisse projetée : -16 % (2024-2034).
Le passage des documents papier aux documents numériques a déjà réduit la demande de commis aux dossiers. Les outils basés sur l’IA peuvent désormais rechercher, catégoriser et gérer les enregistrements numériques bien plus efficacement que les humains. Le BLS considère également les « systèmes libre-service » comme un facteur clé de ce déclin.

4. Guichets de banque : les services bancaires mobiles prennent le relais

Baisse projetée : -13 % (2024-2034).
Plus de la moitié des Américains préfèrent les services bancaires mobiles, ce qui réduit le besoin de recourir aux agences physiques traditionnelles et aux caissiers qui les emploient. Les banques investissent dans des kiosques vidéo et des guichets automatiques avancés qui gèrent les transactions de routine, minimisant ainsi le rôle des caissiers humains.

5. Caissiers : domination des caisses automatiques

Baisse projetée : -10 % (2024-2034).
Les systèmes de caisse automatique deviennent omniprésents, réduisant le nombre de caissiers nécessaires dans les magasins de détail. Cette tendance est aggravée par la croissance des achats en ligne, qui contournent complètement les caissiers. Le BLS s’attend à une perte de 313 600 emplois de caissier d’ici 2034.

6. Commis des services postaux : un lent déclin

Baisse projetée : -4 % (2024-2034).
Même si cette baisse n’est pas aussi drastique que d’autres, les employés des services postaux sont toujours exposés à des risques en raison de l’automatisation et de l’évolution des modes de communication. L’essor du suivi numérique du courrier et des colis réduit le besoin de tri et de traitement manuels.

Les plats à emporter :
Ces tendances soulignent l’importance de l’adaptabilité professionnelle face à l’automatisation. Si certains emplois pourraient disparaître complètement, d’autres évolueront. Les travailleurs doivent se concentrer sur des compétences que l’IA ne peut pas facilement reproduire – créativité, pensée critique et résolution de problèmes complexes – pour rester compétitifs sur un marché du travail en évolution.