Les retraités donnent la priorité à la préservation du patrimoine plutôt qu’à l’accumulation, réorientant leur orientation financière vers la génération de revenus et la protection contre l’inflation. Des données récentes de Gemini, combinées aux idées de Charles Schwab, révèlent une tendance claire dans la manière dont les Américains plus âgés répartissent leurs investissements. Ce changement est motivé par le besoin de flux de trésorerie prévisibles et le désir d’éviter de vendre des actifs en période de ralentissement des marchés.
Composants de base du portefeuille
Le portefeuille typique des retraités est structuré autour de quatre catégories clés : les actifs à revenu fixe, les actions versant des dividendes, les réserves de liquidités et les couvertures spécialisées contre l’inflation et les coûts des soins de santé. Ces allocations s’ajustent avec l’âge, devenant plus conservatrices à mesure que les investisseurs vieillissent.
Dominance des titres à revenu fixe
Les Obligations constituent le segment le plus important de nombreux portefeuilles de retraités. Les avoirs diversifiés en bons du Trésor américain, en obligations municipales et en obligations d’entreprises fournissent un flux constant de revenus et un risque modéré. Les échelles obligataires, où les obligations arrivent à échéance chaque année, garantissent un flux de trésorerie constant.
Les rentes offrent un revenu à vie garanti, réduisant ainsi le risque de survivre à son épargne. Ceci est particulièrement attrayant pour les retraités qui souhaitent une certitude absolue quant à leurs flux de revenus.
Les certificats de dépôt (CD) et les comptes d’épargne à haut rendement sont populaires pour la sécurité à court terme. En 2024, les taux de ces produits ont atteint 4 à 5 %, ce qui en fait des alternatives attractives aux obligations à faible rendement.
Actions axées sur les dividendes
Même si les retraités réduisent leur exposition globale aux actions, ils maintiennent néanmoins une présence sur le marché. L’attention se porte désormais sur les actions de valeur qui fournissent des dividendes fiables plutôt que sur les sociétés à forte croissance aux rendements volatils.
Aristocrates de dividendes – des sociétés de premier ordre avec plus de 25 ans d’augmentation consécutive des dividendes – offrent une stabilité et des revenus prévisibles.
Les Fiducies de placement immobilier (REIT) permettent aux retraités d’investir dans l’immobilier sans gestion active. Les REIT sont légalement tenus de distribuer 90 % de leur revenu imposable sous forme de dividendes, ce qui en fait une source de revenus intéressante.
Gestion des liquidités et des risques
Les retraités détiennent d’importantes réserves de liquidités – 35 à 45 % dans certains cas – pour couvrir 2 à 3 années de frais de subsistance. Cette stratégie leur permet d’éviter les ventes forcées en cas de baisse des marchés, protégeant ainsi leur portefeuille de pertes importantes.
Stratégies de couverture spécialisées
Les Titres du Trésor protégés contre l’inflation (TIPS) protègent contre l’inflation en ajustant la valeur du principal avec l’indice des prix à la consommation. Ces obligations sont garanties par le gouvernement américain, ce qui en fait une couverture à faible risque.
Les comptes d’épargne santé (HSA) fonctionnent comme des comptes de retraite fiscalement avantageux pour les dépenses de santé. Les fonds inutilisés peuvent croître à l’abri de l’impôt, constituant ainsi une ressource précieuse pour faire face à la hausse des frais médicaux.
Répartition des actifs en fonction de l’âge
Les allocations de portefeuille changent avec l’âge. Charles Schwab recommande les lignes directrices suivantes :
- 60-69 ans : 60 % d’actions, 35 % d’obligations, 5 % de liquidités.
- 70 à 79 ans : 40 % d’actions, 50 % d’obligations, 10 % de liquidités.
- Âge de 80 ans et plus : 20 % d’actions, 50 % d’obligations, 30 % de liquidités.
Ces allocations reflètent une transition progressive vers un plus grand conservatisme à mesure que les retraités vieillissent et que leur horizon temporel se raccourcit.
Remarque importante : Les décisions d’investissement doivent toujours être adaptées aux circonstances individuelles. Consultez un conseiller financier avant d’apporter des modifications à votre portefeuille.
